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Section de câble
Le calcul, et non la table imprimée. Une table donne une entrée ; une installation a deux contraintes, et c’est la plus exigeante qui décide.
Le courant fait l’aller et le retour
En continu, il n’y a pas de neutre commun : le courant revient par un second conducteur de même section. La longueur qui entre dans le calcul est donc le double de la distance mesurée. C’est la première erreur des tables, qui laissent croire qu’on mesure une distance.
S = 2 × ρ × L × I / ΔU
La NF C 15-100 retient pour le cuivre ρ₁ = 0,0225 Ω·mm²/m, sa résistivité à la température normale de fonctionnement — soit 1,25 fois sa valeur à 20 °C. Calculer avec la valeur à froid sous-estime la chute d’environ un cinquième, sur un câble qui, précisément, chauffe.
Deux contraintes indépendantes
La chute de tension est un critère de confort et de rendement : en 12 V, 0,6 V de chute, ce sont 5 % de la tension et autant de puissance perdue en chaleur dans une cloison. L’échauffement est un critère de sécurité : un conducteur trop fin pour son courant fond son isolant, quelle que soit la chute.
Sur un câble court et très chargé — batterie vers convertisseur, 40 cm, 190 A — la chute ne demande presque rien et c’est l’échauffement qui commande. Sur un câble long et peu chargé, c’est l’inverse. Une table fondée sur la seule chute de tension donne, dans le premier cas, un câble qui chauffe.
16,0 mm² par conducteur
Ici c’est chute de tension qui commande. Il faut 8,0 m de câble au total : le courant fait l’aller et le retour.
15,00 mm²
2,5 mm²
0,34 V — 2,8 %
10,1 W
94 A
40 A
S = 2 × ρ × L × I / ΔU avec ρ = 0,0225 Ω·mm²/m, la résistivité du cuivre à sa température de service retenue par la NF C 15-100 — et non sa valeur à 20 °C, qui sous-estimerait la chute d’un cinquième.
PrécisionLa chute de tension impose ici une section très supérieure à ce que la sécurité exige. Rapprocher l’appareil de la batterie coûte moins cher que du cuivre.
PrécisionProtégez ce câble par un fusible de 40 A, placé au plus près de la borne + de la batterie. Le fusible protège le câble contre le court-circuit, pas l’appareil contre la panne.
Le courant admissible par section
| Section (mm²) | Courant admissible (A) |
|---|---|
| 1,5 | 22 |
| 2,5 | 30 |
| 4,0 | 40 |
| 6,0 | 51 |
| 10,0 | 70 |
| 16,0 | 94 |
| 25,0 | 119 |
| 35,0 | 148 |
| 50,0 | 180 |
| 70,0 | 232 |
| 95,0 | 282 |
| 120,0 | 328 |
Ce que suppose ce calcul
- Conducteur en cuivre uniquement. L’aluminium demande une section supérieure d’environ 60 % et des cosses adaptées ; il n’est pas traité ici.
- Les courants admissibles sont ceux d’un conducteur isolé PVC à l’air libre à 30 °C (méthode F de la CEI 60364-5-52). Dans un fourgon, aucune de ces conditions n’est acquise — d’où les corrections de température ambiante et de groupement.
- Le calibre de fusible proposé protège le câble, jamais l’appareil. Il doit rester inférieur au courant admissible du conducteur et supérieur au courant de service.
- Les résistances de contact — cosses serties, couple de serrage, oxydation — ne sont pas comptées. Au-delà de 100 A en 12 V, elles pèsent autant qu’un mètre de câble.
- L’outil ne traite que la très basse tension continue, de 6 à 60 V, jusqu’à 500 A et 30 m. Il refuse tout circuit 230 V : les règles d’installation y sont autres, et le danger aussi.
Résistivité et méthode de calcul de la chute de tension : NF C 15-100. Courants admissibles et coefficients de correction : CEI 60364-5-52, tableaux B.52 et suivants. Les valeurs reproduites ici sont des ordres de grandeur destinés au dimensionnement d’un véhicule aménagé, non un extrait normatif.